Qui, d'elle ou de moi, tenait le grapin ? Qui, d'elle ou de moi, a trouvé l'autre ? La pluie de l'azur refusait de tomber. Comprenez, quelle goutte n'aurait envie de rester Suspendue en l'air, de voler, de voyager Sans jamais plus toucher le sol ? Et le soleil, les yeux lourds, baillant à décrocher Les quelques étoiles naissantes, refusait de se coucher, Emerveillé des milles éclats de lumière que distribuaient Joyeusement ces gouttes insolentes. Les nuages gonflaient leurs joues Et les oiseaux jouaient à saute-mouton. Peu importe, après tout, qui a tenu le grapin Et qui trouva l'autre. Ce fut comme ça... |