Je tiens deux mondes séparés Dans le creux de mon esprit : Celui de la nuit, Celui du jour. Les habitants de l'un ignorent Ceux de l'autre. Et pourtant, ils s'échangent Des mots. Les étoiles et planètes de l'un Ne sont que les parents éloignés Du soleil de l'autre. L'un veut l'autre, désire l'un Pour lui même et pour L'autre. Chacun dispose de ses gardiens, Bien que leurs frontières soient floues. Dans le creux de mon esprit, Je tiens ces deux mondes. J'aimerais que la nuit se mêla Au jour Et le jour A la nuit, s'échangeant baisers et coups, Gifles et caresses. J'aimerais, qu'amants, Ils se racontent Leurs histoires Dans un perpétuel étonnement. Et que leurs ébats Apportent la fertilité En leurs terres. Ces deux mondes, unis et solidaires, Ne seraient plus séparés. Et tiendraient toujours, Tous les deux Dans le creux de mon esprit. |