Les amants

(2002-01-16)



Je tiens deux mondes séparés
Dans le creux de mon esprit :
Celui de la nuit,
Celui du jour.

Les habitants de l'un ignorent
Ceux de l'autre.
Et pourtant, ils s'échangent
Des mots.

Les étoiles et planètes de l'un
Ne sont que les parents éloignés
Du soleil de l'autre.

L'un veut l'autre, désire l'un
Pour lui même et pour
L'autre.

Chacun dispose de ses gardiens,
Bien que leurs frontières soient floues.

Dans le creux de mon esprit,
Je tiens ces deux mondes.

J'aimerais que la nuit se mêla
Au jour
Et le jour
A la nuit,
s'échangeant baisers et coups,
Gifles et caresses.

J'aimerais, qu'amants,
Ils se racontent
Leurs histoires
Dans un perpétuel étonnement.

Et que leurs ébats
Apportent la fertilité
En leurs terres.

Ces deux mondes, unis et solidaires,
Ne seraient plus séparés.
Et tiendraient toujours,
Tous les deux
Dans le creux de mon esprit.




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© Guillaume MAISON