mon azur, quand me reviendras-tu à moi, l'infirme je suis l'Icare sans ailes le spectre de ton absence obscurcit mes yeux, mon coeur et mes journées je te veux à mes côtés là tout près de moi ancré dans cette réalité j'ai besoin de ta présence physique de sentir ton souffle se poser sur moi ton regard brûler ma peau je veux te voir marcher courir t'envoler virvolter dans des arabesques d'amour et de volupté je veux être ce sable que tu foules de tes pieds cette mer qui t'enveloppe lorsque tu te baignes cette Vaison la Romaine qui t'accueille en son sein ce pays que tu foules de tes pieds ce sapin que tu touches et caresses de ton amour mon amour ne restes pas si loin dans cette distance se glisse des vents trop froids trop glissants trop mortifères reviens moi reviens moi reviens moi |