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Pensées

Des mots ou des pensées

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vendredi 16 juillet 2010

Puisque les autres font comme ça...

Depuis très longtemps, j'entends autour de moi des gens justifier leur comportement par cette phrase : "Oui, mais quand on est parent, on fait comme si... les femmes font ceci... je suis sûr que chez les untels c'est comme ça... Il ne faut pas que je me plaigne, d'autres sont plus malheureux..." Récemment encore, la justification de la rigueur budgétaire de l'Etat était : "Les autres pays européens font pire, regardez ce qui se fait dans tel ou tel pays, ..."

Jusqu'à présent, cette rhétorique me paraissait sensée, frappée du coin du bon sens : c'est vrai, après tout, si tout le monde fait comme ça, c'est que c'est la voie du bon sens. Et puis si ailleurs c'est pire, je vais pas me plaindre hein, pour le cas où ça deviendrait pire ici...

Mais il y avait toujours quelque chose qui me perturbait dans cette manière de considérer. En fait, plusieurs choses me perturbaient. Tout d'abord, cette espèce de culpabilité mal placée. Si c'est pire à côté, pourquoi ne devrai-je pas me plaindre que ma situation ici même ne me satisfait pas ? Parce qu'à côté ça se passe moins bien, je dois me satisfaire de ce que j'ai au cas où si je dis quelque chose on me retire tous mes avantages d'un coup ? Ensuite, pourquoi doit-on aller chercher à côté des solutions ou bien pourquoi doit-on utiliser ce qui se fait à côté pour changer ? Ne peut-on trouver en nous même nos propres solutions ? Ne peut-on avoir nos propres réflexions pour savoir ce que l'on aime, veut, peut faire ? Bien sûr qu'on peut regarder ce qui se fait à côté. Mais je ne pense pas qu'il faille l'utiliser comme justification à ce que nous faisons. A côté, ils font comme bon leur semble. Ici, nous faisons comme nous le voulons.

Utiliser l'autre pour justifier ses propres actes est une posture qui aujourd'hui m'exaspère au plus haut point. Cela témoigne pour moi d'une fuite de ses responsabilités. Ensuite, je trouve plus intéressant d'avoir à chercher en moi mes propres solutions, mes propres réflexions et mes propres opinions. Je pense que si le pays faisait pareil, si tous les français étaient dans une démarche commune pour trouver les choses à améliorer, ça irait beaucoup mieux. Plutôt que de suivre le troupeau.

samedi 22 mai 2010

La liste de courses de l'amour

Souvent, avec des amis, des gens proches, d'autres moins proches, il m'arrive de discuter de ma vie sentimentale et de discuter de la leur, dans un échange réciproque.

Et souvent, très souvent, je me rends compte que beaucoup me décrivent l'Amour qu'ils portent à leur compagnon ou compagne en disant "Je l'aime parce que..." et s'ensuit une liste avec des cases à cocher. En fait, vous connaissez tous la méthode qui permet de faire un choix où sur une feuille on trace 2 colonnes, la colonne 1 c'est les + et la colonne 2 c'est les moins et on liste les plus et les moins du choix. Eh bien, voilà, j'ai souvent l'impression que l'Amour qu'ils portent à l'autre n'est qu'une liste comme celle là, avec des cases à cocher où on dit "je l'aime pour ça, mais pas pour ça, ...". J'ai aussi la variante "je comprends pas pourquoi il(elle) m'aime alors que je suis comme ci, que je suis comme ça, je fais pas ci alors que lui(elle) oui, ..."

Pour ma part, je n'ai jamais su pourquoi j'aimais une femme. Et à dire vrai, je n'ai jamais voulu le savoir. Si je devais, moi, faire une telle liste, ça serait le début de la fin : ce ne serait que des cases à cocher à décocher... au gré des humeurs... des colères, des angoisses, des plaisirs et des joies.

J'aime ma femme de manière inconditionnelle. Les aspects quotidiens de ce qu'elle est sont ce qu'ils sont, ils varient, ils changent. La seule chose que je sais, c'est qu'à travers tous ces quotidiens, je continue de l'aimer.

Et jamais je ne pourrai dire "Je l'aime parce que...". Ce sera toujours "Je l'aime".

C'est très bien comme ça non ?

samedi 01 mai 2010

Les sciences cognitives et l'évolution littéraire

Sciences cognitives : vers une nouvelle critique littéraire ?

Dans cet article du Monde, deux aspects sont abordés. L'impact psychologique de la littérature, au travers de la "théorie de l'esprit" et d'études, il apparaît que plus les textes lus sont "complexes", plus cela stimule notre niveau d'abstraction, notre capacité à prendre du recul. Ensuite, une nouvelle théorie, la psychologie évolutionniste, essaie de comprendre et de comparer comment la psychologie humaine a évolué, en se basant sur l'évolution des écrits littéraires.

Pour en revenir à l'impact psychologique de la littérature, avez vous déjà ressenti une "élévation" de votre perception, de votre compréhension en fonction d'une lecture ?

mercredi 21 avril 2010

Tout plaquer : une aventure à haut risque

Tout plaquer : une aventure à haut risque

Vous trouverez dans cet article un autre regard sur la quête de soi. J'ai bien aimé certaines des aventures.

J'ai surtout adoré le dernier paragraphe, citant un extrait de "Lettres à un jeune poète" de Rainer Maria Rilke. Je pense qu'avec Rimbaud et hugo, ils ont réellement touché ce "Je est un autre", ce regard sans concession sur soi mais également avoir su l'exprimer.

samedi 30 janvier 2010

Une composante d'une vie épanouie

Vivre pleinement sa vie, c'est faire preuve d'une légère schizophrénie impliquant vivre sa vie et s'observer en train de vivre. Le secret d'une vie épanouie est de trouver l'équilibre entre ces deux états, en ne privilégiant aucun par rapport à l'autre.

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